VON VANVES NACH LEHRTE Dans le cadre du jumelage entre Vanves et Lehrte (Basse Saxe, Allemagne), quatre élèves de 3°C et moi-même (Mme Foucault, professeure d’allemand du collège) avons pu participer au séjour organisé par la mairie en septembre 2025. En compagnie de M. Gauducheau, maire de Vanves, et de son équipe, nous avons d’abord atterris à Berlin le vendredi 26 au matin. Après un copieux petit déjeuner typiquement allemand (charcuterie, œufs, toute une variété de petits pains), nous avons visité le Bundestag (parlement allemand). Là-bas nous avons pu assister à un débat entre parlementaires allemands à propos du budget du pays. Nous sommes ensuite montés jusqu’en haut de la coupole du bâtiment qui est une merveille architecturale. Après cette journée berlinoise, nous avons pris le car jusqu’à Lehrte où nous avons passé le reste du séjour. Nous avons reçu un accueil très chaleureux et amical de la part du maire de Lehrte, Frank Prüsse, et son équipe. Le samedi matin nous avons échangé avec Léa Mundt, la professeure de français du collège-lycée de Lehrte et quatre de ses élèves : nous avons discuté des différences entre les systèmes scolaires allemand et français, et avons aussi parlé de l’échange scolaire qui aura lieu en 2026, notamment du programme de nos visites respectives. Après plusieurs visites très intéressantes dans l’après-midi (Maison des Amis de la Nature, Maison anti-guerre), la soirée s’est déroulée aux couleurs de l’amitié franco-allemande autour d’un bon repas. Cette soirée a donné lieu à différents discours de la part des deux maires qui décrivaient l’importance de maintenir ce lien entre nos villes, notamment par le biais de la jeunesse et des échanges scolaires. La dernière journée du dimanche était encore bien remplie : nous avons commencé par la visite du musée du tramway à Sehnde-Wehmingen, avant d’aller déjeuner dans un restaurant allemand typique. Nous avons ensuite pris la route jusqu’à Hanovre où nous avons déambulé dans les jardins royaux de Herrenhausen sous un soleil radieux. Notre séjour a pris fin le dimanche soir. Nous sommes rentrés fatigués de ce week-end mais avant tout ravis d’avoir pu découvrir cette belle région et encore plus enthousiastes à l’idée d’y retourner cette fois avec le reste de la classe. Nous remercions M. le Maire et son équipe de nous avoir donné la possibilité de participer à ce séjour, et d’œuvrer pour renforcer les liens avec Lehrte. Vous pouvez également retrouver le récit de nos aventures dans Vanves le mag, le magazine de novembre 2025. Es lebe die deutsch-französische Freundschaft! – Vive l’amitié franco-allemande ! Mme Foucault
Willkommen in Aachen ! Les élèves germanistes de 4° et 3° ont passé la journée du 3 décembre dernier à Aix-la-Chapelle / Aachen en allemand. Une découverte de l’Allemagne pour beaucoup d’entre eux, après déjà trois ans d’allemand. Ils ont tout d’abord pu visiter la magnifique cathédrale, le Aachener Dom, qui fût construit sous le règne de Charlemagne et renferme encore aujourd’hui son trône et ses ossements. Ils ont ensuite participé à un rallye dans la ville : armés d’un plan et d’un questionnaire, ils ont sillonné la ville à la recherche des monuments et lieux emblématiques de la ville. Aix-la-Chapelle étant une ville thermale, l’eau y a son importance et cela se retrouve par exemple dans toutes les fontaines de la ville. Pour terminer cette belle (mais froide) journée, les élèves ont pu profiter du marché de Noël, avec ses stands d’objets en tout genre et sa bonne odeur de chocolat chaud et bretzel. Une fois la nuit tombée, le marché brille de mille feux : un bel aperçu de la période de Noël en Allemagne. Bis bald, Aachen !
Tous les élèves de 5eme du collège ont pu participer à un séjour sportif dans le Jura du 17 au 21 avril 2023. Au programme de ce séjour : randonnée, course d’orientation, escalade, VTT, chasse aux trésors, accrobranche, canoé… Encadrés par 9 professeurs, ils ont pu découvrir la nature et les joies de la montagne pour un séjour qui restera longtemps dans leur mémoire.
Nous avons vécu un an et demi dans la salle A13, celle de monsieur Kempf. Nous nous souvenons de chaque détail, la petite armoire remplie de photocopies, le calendrier illustré de photos de paysages sur papier glacé, et le fameux hibou rose pâle décapité, qui sert de fourre-tout à notre professeur de LCA, implacable et passionné. Le jour J était enfin arrivé, nous allions partir à Rome le lundi 20 janvier 2020, à la fois impatients et épuisés de la courte nuit que nous avions passée la veille, à se poser sans cesse l’existentielle et angoissante question « n’ai-je rien oublié ? ». L’avion EasyJet classe économique décolla à 7h20 de l’aéroport d’Orly ; et tandis que nous nous perdions dans les nuages cotonneux d’un ciel encore endormi, nous quittions la France. Nous survolâmes les lumières de Paris, éclairant nos regards émerveillés face à ce spectacle incandescent, les champs de blé dorés au lever du soleil chatoyant nos yeux cernés, et les montagnes enneigées des Alpes, brillantes, scintillantes de leur divine clarté de cristal diaphane. Nous arrivâmes à Rome vers 9h15, et ceux qui avaient mis leur bagage en soute les cherchèrent désespérément sur les tapis roulants de l’aéroport Fiumicino. Après le transport en autocar et la trouvaille inespérée du restaurant « Le Terme del Colosseo », nous pûmes enfin manger. « Les pizzas étaient délicieuses. » Dixit S. L’après-midi, nous avons brièvement visité quelques monuments, comme l’extérieur du Colisée, la basilique San Pietro In Vincoli… puis nous sommes rentrés à l’hôtel, avant de ressortir le soir avec un programme sobrement intitulé « Rome by Night », où nous avons pu nous balader dans la ville éternelle sous un ciel sombre mais sans nuage, près de la fontaine de Trevi et des rues entremêlées de monuments, de temples, et d’un obélisque représentant un éléphant affublé d’une trompe bien trop longue, ce qui eu au moins le mérite de faire rire certains d’entre nous, prenant des photos de monsieur Kempf devant. « J’ai bien aimé la fontaine de Trevi, c’était beau, impressionnant. » Dixit T. En arrivant devant la fontaine de Trevi : « Ah mais c’est trop stylé ! » Dixit L. En arrivant devant l’obélisque : « Alors vous voyez, c’est pas très beau. » Dixit Kempf Un lundi bien rempli donc. Le soleil se lève à peine lorsque nous prenons notre petit-déjeuner équilibré et sain, composé de croissants à la crème et de beignets saupoudrés de sucre glace. De la terrasse nous pouvons admirer la vue sur Rome, où se dessine ombre et lumière dans un contraste marqué. La matinée sera rythmée par une visite libre du Colisée et par une multitude de séances photos tous les cinq mètres. « C’était impressionnant car c’était grand, nous sommes allés dans l’arène alors que c’était interdit. » Dixit R. Après un repas fort dépaysant constitué d’une quatre fromage accompagnée de frites, nous parcourons le forum Romain, lieu où ruines de pierres aux formes anguleuses côtoient les temples en marbre de Castor et Pollux, Vesta, et Saturne, dans une harmonie fascinée par ce règne minéral. Alors nous prenons des photos, des vidéos, des souvenirs avec des téléphones, des appareils photos ou encore une perche à selfie rose poudré, achetée dans les environs avec un petit objet lumineux qui s’envole, et dont l’utilité reste à ce jour indéterminée. Après cela nous nous rendons à la bouche de la Vérité, attrape-touristes qui nous coupera la main si nous avons déjà menti un jour. Nous repartons tous avec des moignons. Un mardi bien rempli donc. Le troisième jour commence avec notre venue dans les musées Capitolins, où nous pouvons admirer une louve en bronze nourrissant Romus et Romulus, un empereur de marbre déguisé en Héraclès, une diseuse de bonne aventure en train de dérober subtilement la bague d’un simple d’esprit envoûté par la beauté de cette femme, ou encore les murs décorés de peintures et tapisseries de quelques salles. « J’ai laissé mon cœur à Rome, plus précisément à l’entrée de la Villa Médicis. » Dixit B. L’après-midi s’ensuivit d’une visite guidée de la Villa Médicis, où plusieurs artistes résidèrent et apportèrent leur grain de sel, notamment celui qui écrasa des papillons sur un camaïeu de gris ombragé, au plafond d’une salle accessible uniquement par quelques dizaines de marches d’un escalier en colimaçon, ce qui acheva certains d’entre nous. Puis, nous marchons dans les jardins habillés de statues expressives mais pétrifiées, comme celle de Niobée, qui s’est vanté de sa fertilité et en a payé le prix en voyant tous ces enfants mourir sous les flèches d’Apollon. Nous voyons aussi quelques salles aux fresques secrètes, lieux de rencontres ambiguës mais passons. Nous terminons par la gypsothèque, où le Torse du Belvédère y est exposé, pièce maîtresse de cette salle peinte en bleu pastel remplie de sculptures. On ne peut pas dire que nous restions de marbre. Enfin, nous profitons de la vue d’ensemble sur l’horizon, figeant un instant de notre voyage, et nous laissant avec un sentiment d’incroyable fascination. Le moment le plus attendu du séjour arriva : la fameuse séance de shopping. « Moi-même, dans mon immense souffrance, j’ai assisté à un shopping chez Kiko avec mes congénères féminines, avant de recevoir des dizaines de demandes de jeunes filles qui voulaient que je leur achète du Prada, du Dior, du Chanel… alors que je n’avais pas l’argent » Dixit J. Kiko, DisneyStore, Bershka, en passant par la boutique de l’AS Roma, nous ne nous posons pas la question « est-ce que ça va rentrer dans ma valise ? ». Nous rentrons harassés à l’hôtel mais néanmoins nous gardons assez d’énergie pour danser sur Aya Nakamura à fond, regarder « Italia’s Got Talent », ou faire une messe noire. Un mercredi bien rempli donc. Nous en sommes maintenant au dernier jour, les valises sont bouclées, nous quittons nos chambres avec une certaine mélancolie, nostalgiques du chauffage trop puissant, des lits faisant office de trampolines et du Wifi presque inexistant. Ce matin, c’est le musée des Barberini, nous prenons en photo les différents tableaux et créations exposés, particulièrement « La Fornarina » de Raphaël, œuvre étudiée en classe et magnifiquement dessinée pas monsieur Kempf, puis sommairement …
Campagne romaine (20-23 janvier 2020) Pourquoi tant de mouettes à Rome ? S’agit-il de mouettes, d’albatros ou de goélands ? Telles furent les premières questions désarçonnantes posées par les élèves ! Une chose est sûre, le poème de du Bellay y répondait : « Et plus que l’air marin la douceur angevine » Oui, Rome n’est pas loin de la mer mais rien ne vaut d’être sur place pour s’en rendre compte. Il n’est jamais facile d’aborder une ville au passé millénaire, l’ancienne caput mundi, mais peut-être ces jeunes latinistes nous sauront-ils gré plus tard : D’avoir vu « La zingara disant la bonne aventure à un ingénu jeune homme ». De ne plus confondre Caravage et Carthage, la cité punique à laquelle une exposition, lovée au sein du Colisée, était consacrée et que quelques happy few eurent la chance de voir. (Tanit, Bès et statue léontocéphale…) De savoir faire la différence entre un vrai Hercule et un empereur (Commode) qui posait en tueur du lion de Némée ! D’avoir réalisé que les artistes italiens ont l’art de « saisir l’instant » : celui où Judith tranche la tête d’Holopherne, celui où Mercure s’envole, aidé dans son « décollage » d’airain par le souffle d’Eole dans les jardins de la villa Médicis ou celui vécu par la malheureuse Béatrice Cenci abandonnée par l’Eglise à son sinistre sort et dont Guido Réni a su rendre l’émouvant adieu. D’avoir pris une leçon de réalisme grâce à l’épine que l’éphèbe tente, depuis vingt siècles, de se retirer du pied, dans une salle du musée capitolin. D’épines nous n’en connûmes guère, Melle Victorri nous retirant d’emblée la plus pointue puisque la carte d’identité échappée de la main d’une élève distraite et abandonnée sur le tarmac n’échappa pas à sa vigilance. Rome, une fois de plus, fut à la hauteur de nos espérances. Que Jupiter en soit remercié (un ciel sans nuage ni coup de tonnerre), la municipalité dont nous ne nous lassâmes pas de prendre en photo tous les SPQR, Marylou de, la guide de la villa Médicis qui nous ouvrit grandes les portes de la gyposthèque et du studiolo et qui poussa l’érudition jusqu’à nous révéler que Ferdinand de Médicis raffolait, à table, de langues de paon. Les plats que nous mangeâmes, eux, ne furent pas si raffinés. Les pizzas succédèrent aux pizzas le midi et certaines associations auraient fait hurler un diététicien : frites + pizzas ! Finalement, c’est en regardant dans le ciel crépusculaire, à travers les vitres du bus, les mouvements collectifs d’un vol d’étourneaux poursuivis par d’invisibles requins que nous avons quitté la ville. Merci à Melle Victorri et à M. Berton pour leur aide précieuse. Et merci à M. Szimanski. M. Kempf, professeur de lettres classiques.
